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annetadame

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Après avoir partagé dans ce blog ses états d'âme durant la phase d'attente de parution de son livre, l'auteure nous raconte à présent avec dérision l'étape suivante : celle de la promotion !

Publié le par Anne Dejardin

tJe ne veux pas repasser par la Société des Ecrivains, mon éditeur pour « Une vie normale » !

Je leur ai tout de même envoyé mon manuscrit. Un délai de lecture de quinze jours (tandis qu’il faut trois mois à une maison d’édition à compte d’éditeur) et un envoi si simple par mail en document pdf… Des arguments de poids… Je n’ai pu résister ! Il serait toujours temps de refuser ensuite.

Délai annoncé respecté, puisque quinze jours plus tard je reçois par mail un devis qui s’élève à 2190€, accompagné d’un mail de série où il suffisait de remplir l’emplacement prévu avec mon titre dans une lettre type, rien de plus. Eh bien, figurez-vous que cette maison d’édition n’avait pas été en mesure de compter correctement le nombre de petits points de mon titre ! Pour un éditeur qui facture la correction du manuscrit qui figure de façon très détaillée dans le devis, vous trouvez qu’il inspire confiance, vous ? Deux petits points ! Et pourquoi pas quatre ou dix tant qu’on y est !

De mon temps, au début de l’existence de cette maison d’édition à semi-compte d’auteur, comme on disait alors, parce que contrairement à d’autres dont la facture était exorbitante, eux surfaient sur un filon nouveau, l’édition en petites quantités, ils proposaient un suivi personnalisé. Et de fait, à cette époque pour le temps où vous mettiez votre manuscrit entre leurs mains pour qu’il devienne un livre muni d’un ISBN, envoyé aux journalistes, répertorié à la Fnac et autres, présenté dans leur catalogue, durant ce temps-là, un gentil monsieur dont vous connaissiez le nom et qui connaissait le vôtre prenait vos appels téléphoniques. Il répondait même à chacune de vos questions. Le mien de « gentil monsieur » avait une voix jeune et très sympathique. Il s’appelait Deslandes, du nom d’un de mes professeurs d’université dont j’avais vaguement été amoureuse et sans doute, cela avait-il aidé à notre entente et à la confiance que je lui avais accordée.

J’avais exigé la fiche de lecture, ainsi que la confirmation qu’il existait bien chez eux un comité de sélection. Monsieur Deslandes disait recevoir 30 manuscrits… Ici vous me pardonnerez mon oubli, était-ce par semaine ou pas jour ? Mystère ! Mais ne pinaillons pas. Tout ce que je voulais, c’était être sélectionnée ! Un vestige d’éducation basée sur la réussite aux examens sans doute… La fiche de lecture qu’il a fini par accepter de me communiquer m’a semblé refléter au mieux l’esprit du livre et j’ai signé un devis que j’estimais raisonnable… avant de comprendre le revers de la médaille, à savoir l’ampleur de la tâche qui me resterait à accomplir seule, par moi-même, pour que ce livre existe en dehors de la sphère familiale que j’avais extrêmement réduite étant enfant unique !

En 20 ans, la Société des Ecrivains avait été revendue ; Sébastin Branq, qui ne l’était pas contrairement à ce qu’indiquait son nom, avait dû revendre avantageusement son concept qu’il avait développé à une époque où il était novateur en sachant s’entourer d’une équipe jeune, compétente et motivée qui maîtrisait communication et rapports humains.

La Société des Ecrivains que je retrouve aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec ses prédécesseurs. Ainsi dans le mail qu’elle vient de m’envoyer, pas la moindre allusion pouvant tenir lieu de réponse quant au fait que j’avais déjà été publiée chez eux, ce que je m’étais permis de leur rappeler brièvement. Commercialement et même si mon nom et mon livre ont disparu de leurs fichiers depuis longtemps, le fait que je sois une ancienne cliente mérite bien une phrase bateau le mentionnant. Du moins est-ce mon avis. Quelques jours après avoir reçu leur mail avec le devis en pièce jointe, je reçois un appel d’un monsieur qui ne donne pas son nom, juste celui de la Société des Ecrivains, et me demande si j’ai bien reçu leur mail. A ma question, qu’en est-il des réductions proposées pour un écrivain qui voudrait publier plusieurs ouvrages, il se retrouve le bec dans l’eau. Après avoir essayé de se renseigner, puis de me passer quelqu’un d’autre, ce brave jeune homme veut me laisser le numéro direct de Guillaume Studer, le directeur, celui qui ne répond pas, numéro qui, composé une heure plus tard, n’a même jamais déclenché le moindre répondeur où j’aurais pu laisser un message…

Non, je ne suis pas susceptible, je suis rigide quant à la forme. Je veux toujours être publiée, mais pas via la Société des Ecrivains. Payer pour être lue, d’accord, me faire arnaquer, pourquoi pas, mais pas par eux. A quoi tient un devis accepté ? A un petit point oublié, un seul ! Pointilleuse, moi ?

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